Nouveau sommet dans ce massif énigmatique
Je suis toujours surpris en venant ici des similitudes que la géographie provoque sur les comportements humains, preuve de ma théorie comme quoi à travers les frontières, les gènes et les océans, les hommes sont tous les mêmes.
Le rocher ici est le même qu'aux météores : un conglomérat sur lequel l'érosion s'est amusée à creer de beaux sommets et des faces spectaculaires.
Ici, comme dans la lointaine Grèce, ce massif isolé ressemble à une île de sauvagerie au milieu d'une plaine banale et décevante. Ici aussi, les accès ne sont pas si faciles, des couloirs raides encombrés de végétation défendent le massif contre les incursions incongrues des humains. Ici aussi, la faune semble avoir réussi à se preserver des exactions humaines et présente une variété surprenante. Serpents, ibex, vautours, tortues... On pourrait imaginer Darwin élaborer ses théories en visitant ces massifs.
Et ici comme en Grêce, les religieux, qu'ils soit orthodoxes ou catholiques, ont été saisis de la beauté des lieux et sont venus s'y réfugier. Les ermitages abondent, les traces de ces pionners mystiques sont partout, de la moindre niche jusqu'aux sommet difficiles d'accès.
Et ici comme la bas, les grimpeurs se sont amusé à tracer des milliers de voies, cherchant comme leurs prédécesseurs mystiques, je ne sais quelle raison de vivre.
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