Pedriza version grande voie
Après une journée de couenne un peu frustrante, où les oiseaux et leurs nids nous auront encore fait des tours, on retourne à la Pedriza pour tater des grandes voies. LaFulgencio à El Hueso donne envie mais fait un peu peur : pas trop envie de prendre des risques en famille, alors on se dirige vers une voie d'un style plus classique, mais qui a l'air tout aussi belle.
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| El Pajaro, l'oiseau |
Les photos donnent l'impression d'un sommet et d'une escalade chamoniarde, je suis curieux de voir ça alors qu'on est depuis une semaine en mode Espagnol, bières mahou, tapas et platos combinados.
On est d'ailleurs tellement en mode espagnol qu'on mange tard... et se lève tard. On part du camping et on arrive à l'entrée du parc à 11h... pour découvrir que la barrière est fermée depuis 30 minutes.
Qu'à cela ne tienne, nous autres espagnols on a pas peur de terminer tard, donc on part se garer à El Tranco, on a compris que ça ne rajouterai qu'une demi heure de marche. Bon, la bas pas de barrière mais toutes les places sont prises : je laisse Aurélie et Johan entamer la marche et me gare un peu à l'arrache dans le village, j'en serai quitte pour un petit footing de plus.
Malgré toutes ces voitures, la montagne est calme et la marche d'approche, pas très raide est bien agréable, avec ses faux airs de Corse. On pique nique et après un peu de bartasse, nous voici enfin au pied de la bête (l'oiseau)
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| L1 |
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| L3, avant la traversée |
La suite déroule aussi une fois qu'on accepte de faire confiance aux pieds à plat. J'adore ces voies classiques où l'itinéraire astucieux, logique et naturel, permet une escalade facile sur une paroi d'aspect brute, raide et hostile.
Fissure et dalles chamoniardes, fantaisies tafonesques de Corse, le granit est ici multiformes. On a un petit moment de doute quand les gouttes se transforment en pluie... Mais ca ne durera pas et lr ocher chaud sèchera immédiatement.
La descente est assez obscure dans les topos dénichés sur le web ; on se retrouve un peu comme en Jordanie ou dans les livres de Frison roche, à chercher un cheminement dans des gorges et des oueds asséchés, parmi les crottes de bouquetin.
On s'en sort bien et on découvre les habituels bouquetins et vautours au retour. On se payera le luxe de dormir au parking, en matant nos voisins influenceurs. Une belle journée, même si il y aura eu plsu de marche que d'escalade !






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