Reprise des grandes voies
Il est temps de se remettre en forme et d'essayer de bruler les calories gagnées dans la péninsule ibérique.
Aurélie a l'air motivée, on part dans le Vercors est, qui est mon spot favori. Pas loin, peu fréquentées, et finalement pas mal de voies dans tous les niveaux.
Dans du pas trop dur et à peu près fréquentable, il me reste cette classique. A mes débuts je edvais la faire avec Jean Louis mon mentor... Mais c'est un peu difficile maintenant de grimper avec lui, mais il m'accompagnera pendant la voie en pensée.
Petit doute dans l'approche quand on voit une cordée en plein combat dans la zone de notre voie... le mec se bat à muerte dans une dalle qui a l'air extrème. Mais comment est ce possible ? Notre voie est en fissure et ne dépasse pas le 6a...
heureusement je fais confiance au topo à mon intuition, c'est pas notre voie, on est plus à droite. Ouf ! des fissures, de l'herbe nous attendent, je suis dans mon élément.
J'attaque heureux de retrouver ce plaisir de grimper sur coinceurs. On se sent de grimper où on veut, ca rajoute une donnée de plus à l'équation, le jeu en est que plus riche. je déchante vite dans L1, seulement 5c. C'est sacrément malcommode, le rocher est douteux et y 'a des traversées pas évidentes. Je stresse en plus pour Aurélie qui va certainement raler derrière... Heureusement le relais est béton. Beau combat, pour une voie qui devait dérouler, ça promet !
L2 permet de rester dans le 5, ou de faire un 6b. Pour une fois je pars dans l'idée de faire le 5... Mais le tirage abyssal m'en dissuade et je remonte le passage en 6b, une espèce de dièdre malcommode mais bien spité. Je m'en sors pas trop mal, ça me rassure pour la suite.
Surprise sympa, on récupère du matos oublié à chaque relais, ça sent la retraite improvisée. L3 est un devers de 15 m, je voulais faire du libre mais entre le sac et les coinceurs j'oublie vite et retrouve la gestuelle des anciens... on se retrouve au pied de L4 la longueur crux.
Longueur super classe, avec du libre, du tire clou, des pas un peu engagées, du gaz et du tirage à bien gérer. Après une fissure raide en bon 6a, on traverse à droite et j'attaque le mur en 7b/A1. C'est pas du pur tire clou, il faut en effet tenir des prises pour aller clipper les pitons, et je comprends mieux les mousquetons de but, ca demande du métier et un peu de marge. La fin traverse dans l'autre sens dans du rocher perfectible, belle ambiance.
Le temps passe, on fait ensuite les 2 longueurs finales en corde tendue. Les difficultés sont terminées, maintenant c'est plutôt du "scramble" comme disent les anglo saxons, de la marche entrecoupée de grimpe facile, on remet les baskets.
Et bien au final c'est pas si facile... il faut trouver l'itinéraire, et les longueurs sont du bon 4 qui grimpe. On y passe pas mal de temps et c'est assez soulagés qu'on débouche au sommet.
descente un peu scabreuse au début, puis sur le désagréable sentier du pas de l'oeil. heureusement les habituels bouquetins sont là pour nous distraire. Arrivés à la nuit, une belle aventure donc plus sérieuse que je ne l'imaginais.





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