samedi 27 septembre 2025

Verdon : Kallistée

 un mythe des gorges

 Alexis voulait éviter un week end familial et il faisait grand beau dans le Verdon : dur de résister à la proposition. Je me dis qu'en plus ce sera un entrainement out trouvé pour le voyage à Taghia qui se profile.

Certes, abandonner femme et enfants pour faire 3h de route pour seulement 2 jours, ce n'est pas raisonnable mais en ce moment je n'ai pas envie d'être raisonnable. Envie de vivre pleinement. Difficile de comprendre cette pulsion...  Overdose face à l'absurdité de plus en plus criante de cette dépense d'énergie quotidienne devant des élèves non concernés ? Syndrome de stress post traumatique post avalanche, Angoisse de l'inéluctable décrépitude face à l'inexorable avancée des années ?

 Toujours est il que nous voilà au Verdon pour faire Kallistée. La voie est  assez mythique car elle parcourt une des parties les plus raides des gorges et qu'elle mélange plein de styles : du dévers rouges, du gris technique, un peu d'artif...  j'avoue qu'à part quelques CR élogieux et décalés sur C2C, je n'avais jamais vraiment rêvé sur cette voie finalement assez récente dans l'histoire du lieu, surement le signe de mon attachement aux vieilles classiques. 


On arrive au pied

 La voie est soutenue dans le 7, avec  notamment deux 7b, surement un peu trop dure pour nous : mais l'équipement généreux et une  forme à peu prêt correcte nous rassure quand à nos capacité de sortir de là.

On attaque par les rappels de la dérobée, pas trop compliqués à trouver. Fidèle à mon goût du light, je suis parti en Crocs mais l'approche est plus longue que ce que j'imaginais... faudra mieux lire les topos à l'avenir. 

Une fois sur le sentier Martel, on découvre la Paroi rouge : impressionnant dévers qui cause bien des douleurs à la nuque lorsqu'on la regarde... c'est bien agréable de se retrouver dans un nouveau secteur. J'attaque en enchainant L1 et L2, de l'artif et un 6b+ un peu finaud mais assez varié dans un rocher rouge prisu qui augure d'une suite sympa.

Alexis enchaine avec brio L3, un 7a déversant plein de bacs... malgré un passage bloc pas facile au milieu, qui me verra choir lamentablement.

je me rattrape en enchainant L4, un dièdre fissuré pas commode mais que je gère plutôt pas mal. 

Un petit 5 pour se refaire

Il nous reste 2 longueurs de transition avant d'attaquer le gros morceau, 4 longueurs de 7a/b. Alexis fait le 5b, je fais l'artif qui suit et on est au pied de L7. 

C'est un beau 7b en léger dévers, assez court, dans du rocher gris, pas facile à lire. Alexis fait qq pauses, je suis à 2 doigts d'enchainer en second... dommage ! Je suis étonné de la chaleur et je suis passé torse nu, c'est rarissime pour moi en grande voie.

L8 majeure

 J'attaque L8, dans du super rocher gris. Après une fissure physique c'est une longue dalle à placements, quel pied ! une pause à cause d'une mauvaise lecture et d'un peu de stress mais c'est un plaisir de grimper ça.

 Bien content de laisser Alexis faire L9, un 7b en dalle qui a l'air immonde... en fait le début se laisse grimper, il y a un pas en traversée vraiment dur par contre. On fait relais sur un cade au pied d'un énorme toit : je ne m'en rends pas compte sur le moment, mais on est au coeur du mythe ! 

L9, 7b pas facile

C'est d'ailleurs cet arbre qui est en photo dans le nouveau "parois de légendes" que j'ai acheté peu de temps avant.

ambiance verdon

 Il reste une dernière longueur dure, c'est à moi d'y aller. Il faut traversée sous le toit dans une ambiance de dingue, mais se rétablir au dessus : je vois les mouvements mais cramé et impressionné je suis incapable de les faire et ça sera du tire clou. 

L10 en 7a+, gaz verdonesque

Ensuite c'est encore du beau rocher gris, pas mal de pas techniques mais pas si durs... j'artife abondamment, en panne totale de bras, le mode baltringue activé comme malheureusement trop souvent.

Après une longueur de 5, on arrive à l’énorme vire où on pourrait s'échapper. Personnellement j'ai eu mal dose mais Alexis en esthète, veut finir en faisant L12, un 7a réputé physique. pas de soucis s'il y a va devant ! il tirera au clou dans un sordide pas sur prises taillées, le reste est bien déversant mais se fait bien. relais sur le plateau, à 2 pas de la voiture, au milieu des motards, des randonneurs, des cafiste et des couenneux de fin de falaise. C'est aussi ça l'ambiance verdon !

Dernière longueur



Une voie bien soutenue, très belle et variée, mais bien accessible par son équipement confort.




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